Seniors au travail: initiatives réussies à l’international et leviers pour la France

Seniors au travail : une étude présente des initiatives réussies à l’international à transposer en France

L’ESCP et Seniors force plus listent huit initiatives de formation à l’étranger à transposer en France

Une étude de l’École supérieure de commerce de Paris (ESCP) et Seniors force plus intitulée «  »Seniors au travail : initiatives réussies à l’international et leviers pour la France », publiée le 14 janvier 2026, présente 40 « bonnes pratiques » sur le maintien dans l’emploi de cette catégorie de salariés dans 18 pays (8 préconisations concernent le champ de la formation professionnelle continue). Il est notamment question du remplacement temporaire d’un salarié parti en formation par un senior au Danemark, de la validation officielle de l’expérience des compétences acquises tout au long de la vie professionnelle aux Pays-Bas, d’agences type « France Travail » dédiées aux seniors au Japon… Le but de l’étude est d’identifier les leviers les plus efficaces pour l’employabilité des seniors mis en œuvre à l’étranger et qui seraient transposables dans l’Hexagone.

AEF info, n°744227 (21 janvier 2026)

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Zoom sur les étapes du parcours des personnes en situation de handicap

Quelle est la population en situation de handicap en Auvergne-Rhône-Alpes ?

Avec plus de 8 millions d’habitants, Auvergne-Rhône-Alpes rassemble 12 % de la population française.

On estime à plus de 780 000 le nombre de personnes vivant en région et se considérant en situation de handicap. En se basant uniquement sur les individus ayant une reconnaissance administrative, le nombre dépasse probablement 500 000. Près de 320 000 bénéficient d’une Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé (RQTH).

Quelle préparation à l’emploi des personnes en situation de handicap ?

En 2022-2023, ce sont près de 70 000 élèves qui sont scolarisés en Auvergne-Rhône-Alpes, soit 13 % du total national. Ces élèves sont scolarisés dans des classes allant de la maternelle au lycée :

  • en milieu protégé, pour près de 14 500 d’entre eux
  • ou en milieu ordinaire, pour plus de 55 000 élèves.

En 2022, Auvergne-Rhône-Alpes compte plus de 7 600 étudiants en situation de handicap.

À la frontière entre la formation et l’emploi, les dispositifs d’alternance concernent plus de 2 300 personnes handicapées en 2024. Parmi elles, plus de 2 100 sont en apprentissage.

L’emploi des personnes en situation de handicap

En 2024, plus de 110 000 individus en situation de handicap sont employés en Auvergne-Rhône-Alpes. Ils peuvent l’être :

  • en milieu protégé, pour 18 000 d’entre eux
  • ou en milieu ordinaire de travail, privé ou public, pour plus de 93 000 salariés.

Le pourcentage d’emploi direct est de 3,8 % dans les 14 000 entreprises privées assujetties à l’obligation d’emploi. Le chiffre est de 3,6 % au niveau national.

À noter que ce nombre de salariés en situation de handicap reste très largement sous-estimé en raison de l’indisponibilité de certaines sources.

Globalement toutefois, le taux d’emploi de ce public reste de 30 points inférieur à celui de l’ensemble des publics (41 % en données nationales).

Le marché du travail des bénéficiaires de l’obligation d’emploi

À la fin de l’année 2024, près de 51 400 demandeurs d’emploi sont bénéficiaires de l’obligation d’emploi, soit 12 % du total national.

Entre 2019 et 2024, leur nombre a certes reculé en région, mais leur taux de chômage reste de 5 points supérieur à celui de l’ensemble des publics (12 % en données nationales).

Au cours de l’année 2024, ce sont moins de 8 100 stagiaires bénéficiaires de l’obligation d’emploi qui ont suivi une formation, soit 8 % du total régional, une part en recul sur la durée.

En 2023, le taux d’accès à l’emploi des sortants de formation n’est que de 38 % à 6 mois pour ce public contre 57 % tous publics confondus.

Les situations de maintien dans l’emploi

En 2024, environ 43  000 salariés ont fait l’objet d’une recommandation d’aménagement par les services de prévention et de santé au travail. Plus de 19 600 ont été déclarés inaptes, dont 40 % avec une dispense de reclassement.

Le réseau Cap emploi a ouvert plus de 4 650 services de maintien dans l’emploi en 2024 et soldé 86 % des dossiers par un maintien réussi dans l’entreprise. Les chiffres sont de 20 100 accompagnements environ par les CARSAT pour 33 % de maintien dans l’emploi.

Dans certains cas, une solution n’a pas pu être trouvée et ce sont plus de 14 000 inscriptions à France Travail qui se sont faites suite à un licenciement pour inaptitude en 2024.

 

Tableau de bord de l’observatoire des personnes en situation de handicap en Auvergne-Rhône-Alpes – Édition 2025

Source Via Compétences du 13/01/2026

CPF : participation forfaitaire en hausse en 2026

Le décret n° 2024-394 du 29 avril 2024, publié au Journal officiel, est venu préciser les modalités du reste à charge obligatoire du salarié lors de la mobilisation de son Compte personnel de formation (CPF).

Ce reste à charge est applicable et obligatoire depuis le 2 mai 2024.

Publié le 8 janvier 2026 – Via compétences

Une revalorisation annuelle prévue par le Code du travail

Conformément à l’article R. 6323-2 du Code du travail, le montant de cette participation forfaitaire est revalorisé chaque année, au début de l’année civile, en fonction de l’évolution des prix à la consommation.

Pour l’année 2026, ce montant est désormais fixé à 103,20 € par action de formation mobilisée via le CPF.

Cette hausse s’inscrit dans la continuité de la réforme du CPF, qui vise à responsabiliser les bénéficiaires tout en garantissant l’accès à la formation professionnelle.

Qui est concerné par cette participation forfaitaire ?

La participation forfaitaire est à la charge du salarié mobilisant son CPF, sauf exceptions prévues par la réglementation.

Cas d’exonération du reste à charge

Cette participation forfaitaire n’est pas due par :

  • Les demandeurs d’emploi.
  • Les salariés bénéficiant d’un abondement de leur employeur.
  • Les personnes mobilisant leur compte professionnel de prévention (C2P).
  • Les bénéficiaires d’un abondement lié à une incapacité permanente, d’un taux au moins égal à 10%, consécutive à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.

Dans ces situations, le financement de la formation reste intégralement pris en charge, sans participation forfaitaire du titulaire.

Le CPF en bref

Le Compte Personnel de Formation, plus connu sous le sigle CPF, est un dispositif clé pour les actifs en France. Il permet à chacun d’accumuler des droits à la formation tout au long de sa vie professionnelle. Créé en 2019, le CPF offre une plus grande flexibilité et accessibilité aux formations, afin de s’adapter aux évolutions du marché du travail et aux projets personnels.

Qui peut en bénéficier ? Le CPF s’adresse à un large public : salariés en poste, demandeurs d’emploi, auto-entrepreneurs, travailleurs indépendants, mais aussi jeunes en apprentissage ou en contrat de professionnalisation. Peu importe le statut, dès lors que vous êtes actif, vous cumulez des droits sur votre CPF. Ces droits sont calculés en euros depuis 2019.

À quoi sert le CPF ? Les droits accumulés sur un CPF peuvent être mobilisés à tout moment, selon les besoins et les projets. Par exemple, le CPF peut être utilisé pour :

  • Une reconversion : changer de métier ou de secteur d’activité en suivant une formation adaptée.
  • Développer des compétences : acquérir de nouvelles connaissances pour évoluer dans une entreprise ou se spécialiser.
  • Valider un diplôme ou une certification : le CPF finance uniquement des formations certifiantes, reconnues par l’État ou les branches professionnelles.

Le CPF est géré par la Caisse des dépôts et consignations, qui assure la sécurité et la transparence des droits de chaque titulaire.

Comment est financé le CPF ? Chaque année, le compte est alimenté automatiquement en fonction du temps de travail du bénéficiaire. En cas de droits insuffisants pour financer une formation, plusieurs solutions existent :

  • Les abondements : son employeur, France Travail ou encore l’OPCO (Opérateur de Compétences) peuvent compléter les droits.
  • Les aides gouvernementales : dans certains secteurs en tension, l’État peut abonder un CPF pour encourager les formations dans des métiers porteurs.

Comment utiliser son CPF ? Pour consulter des droits ou choisir une formation, il suffit de se connecter sur le site ou l’application officielle « Mon Compte Formation ». Un catalogue de formations éligibles, classées par domaine et par région y est disponible. Une fois le choix fait, la demande de financement se fait directement en ligne, de manière simple et sécurisée.

Le CPF est donc un outil précieux pour construire un parcours professionnel, s’adapter aux changements du marché du travail et concrétiser ses projets de formation.

Ce qui change au 1er janvier 2026 pour l’orientation, la formation et l’emploi

L’évolution et la reconversion professionnelle au cœur des nouveautés 2026

Source : Cap métiers Nouvelle Aquitaine newsletters du 09 01 2026

Parmi les changements majeurs, il faut compter la thématique de la reconversion professionnelle. Les dispositifs Pro-A et Transco disparaissent, et laissent désormais place à « la période de reconversion ». Celle-ci a pour objectif de favoriser la mobilité professionnelle, interne ou externe, grâce à des actions de formation certifiantes et à une mise en situation professionnelle.

Elle s’accompagne de la création d’un nouveau contrat à durée déterminée (CDD) dit « de reconversion ». D’une durée de 6 à 12 mois (jusqu’à 36 selon les accords de branche), ce contrat ouvert à tout salarié sans conditions permet de réaliser la période de reconversion dans une entreprise d’accueil plutôt que dans l’entreprise d’origine. Cela, tout en bénéficiant de la sécurité de pouvoir retrouver son poste d’origine (ou un poste équivalent) si l’expérience n’est pas concluante ou ne débouche pas sur une embauche.

Dans la continuité de ces nouveautés, l’employeur a désormais l’obligation d’informer le salarié de la possibilité de réintégrer l’entreprise à l’issue de sa formation dans le cadre d’un projet de transition professionnelle (PTP).