CPF : la participation forfaitaire obligatoire augmente

Vous envisagez de suivre une formation en vue d’une évolution professionnelle et vous souhaitez utiliser votre compte personnel de formation (CPF) ? La participation financière obligatoire des salariés augmente à partir du 2 avril. Service Public fait le point.

Toute personne dispose d’un compte personnel de formation (CPF) dès son entrée sur le marché du travail et jusqu’à son départ à la retraite.

Un décret du 30 mars 2026 relève son montant à 150 €. Cette hausse s’applique pour toute demande de souscription à une action de formation éligible au CPF intervenant à compter du 2 avril 2026.

Rappel

Un décret du 29 avril 2024 avait fixé de nouvelles obligations pour l’utilisation du CPF à compter du 2 mai 2024 : la mise en place d’une participation forfaitaire obligatoire de 100 € (revalorisée chaque année au 1er janvier suivant l’inflation). Au 1er janvier 2026, son montant a été fixé à 103,20 €.

Qui est concerné par la participation forfaitaire obligatoire ?

Les personnes actives souhaitant financer une formation avec leur CPF doivent obligatoirement s’acquitter de la participation forfaitaire.

Cependant, elle ne s’applique pas dans certains cas :

  • si vous êtes demandeur d’emploi ;
  • lorsque votre formation fait l’objet d’un abondement de la part de votre employeur ;
  • lorsque vous souhaitez mobiliser tout ou partie des points de votre compte professionnel de prévention (C2P) ;
  • si vous avez droit à un abondement AT-MP (prise en charge due à une incapacité permanente pour les personnes victimes d’un accident du travail ou de maladie professionnelle).

À noter

La loi de finances pour 2026 a mis en place d’autres mesures concernant l’utilisation du CPF. Le financement d’un bilan de compétences par le CPF (secteur privé) est plafonné à 1 600 € (plafonnement sur les droits CPF annuels uniquement).

Et vous ne devez pas avoir bénéficié d’un financement de bilan de compétences (par France Travail, l’État, une région, un opérateur de compétences) durant les 5 dernières années.

À savoir

Si le CPF ne couvre pas le prix total des frais, d’autres acteurs peuvent compléter le financement (vous-même, votre employeur, votre opérateur de compétence, le conseil régional, le conseil départemental, votre mairie, France Travail, etc.). Les frais annexes liés à la formation (mobilité, transport, repas) sont exclus de la prise en charge.

Source : service-public.gouv.fr

Marchés publics : la RSE devient incontournable pour les organismes de formation

La responsabilité sociale des entreprises est-elle discriminante pour décrocher des marchés ? Pas encore, mais elle devient une condition pour répondre aux marchés publics dès le mois d’août 2026. Les Acteurs de la compétence, dotés d’une commission RSE depuis 2023, souhaitent outiller le secteur pour s’engager dans la démarche.

Par  – Le 31 mars 2026. Le quotidien de la formation

A partir du mois d’août, les appels d’offre publics devront intégrer des considérations environnementales dans les spécifications techniques et dans les critères d’attribution des marchés. La RSE, autrefois démarche volontaire des entreprises, devient donc un levier de sélection décisif pour les organismes de formation. C’est la conviction des Acteurs de la compétence, qui a organisé un débat sur ce sujet le 27 mars à Paris.

Léo Aniesa, du cabinet Rydge, accompagne la fédération pour structurer la stratégie RSE des organismes de formation. Pour un vade-mecum à destination des TPE et PME du secteur, disponible fin avril, il a réalisé une enquête qui révèle une grande hétérogénéité des pratiques et des niveaux de maturité variables — côté donneurs d’ordre comme côté candidats. « Il y a un enjeu de professionnalisation des acheteurs », estime-t-il, dans un marché où la formation reste un « achat indirect » à la main des DRH (directeurs des ressources humaines). La vision de la RSE reste souvent cantonnée à l’environnemental, délaissant l’impact social et la gouvernance. « La RSE ne fait pas forcément gagner, mais elle peut faire perdre », avertit-il.

Une démarche de longue haleine

Certains organismes de formation sont en pointe : Sana Ronda, directrice générale de Linguaphone, a engagé son entreprise dans une démarche RSE depuis plus d’une dizaine d’années, en adhérant à la Charte RSE de la fédération, puis rejoignant le Global Compact de l’ONU (Pacte mondial), avant de s’engager dans la norme Iso26000 de l’Afnor, et de faire financer par un autre client l’évaluation par Ecovadis. Des démarches contraignantes en temps et en argent, pour la chef d’entreprise qui estime que « Qualiopi est le premier niveau de la RSE » et qu’il faudrait éviter « l’inflation d’Excel à remplir » pour les organismes certifiés.

Pour Anne Audouin, directrice de la formation professionnelle et de l’emploi au Conseil régional du Centre-Val de Loire, « quand la démarche est authentique, à 360°, ça se voit ». Sa région lance le volet 2 du plan Trans’Formation pour accompagner l’écosystème à répondre à différents enjeux, dont les questions sociales et environnementales.

« Sociale, cela répond à l’ADN du secteur, relate Anne Audouin, surtout si on forme des demandeurs d’emploi et des publics éloignés de l’emploi ». Pour l’écologie, c’est plus compliqué… La région a financé des diagnostics carbone dans une dizaine OF, en a outillé d’autres d’une « calculette carbone ». Dans le cadre du prochain plan régional de formation, elle demande aux OF de s’inscrire dans une « dynamique de progrès » en matière de RSE.

Pour l’heure, les acteurs admettent être dans une « démarche d’apprentissage ». Une démarche qu’un Club RSE au sein des Acteurs de la compétence, pourrait bientôt accompagner.

Seniors en emploi : former ne suffit pas, il faut anticiper

Discrimination dès 50 ans, formations inadaptées, ruptures professionnelles entre 56 et 58 ans… Le maintien des salariés seniors dans l’emploi ne se joue pas au moment où la situation devient critique, mais bien en amont.

Par  – Le 20 mars 2026. Le quotidien de la formation

Coaches, spécialistes des transitions et DRH (directeurs des ressources humains) convergent vers un même constat : ce qui fait défaut n’est pas la capacité des seniors à se former, mais l’absence d’une stratégie de trajectoire pensée suffisamment tôt.

Coach en « seconde partie « de carrière chez Hello Masters Blandine Mercier est formelle : attendre 55 ans pour s’interroger sur son maintien dans l’emploi, c’est déjà trop tard. « Le basculement psychologique intervient entre 47 et 52 ans », affirme-t-elle. C’est à cet âge que l’entreprise modifie, souvent imperceptiblement, sa projection sur le salarié : on lui confie moins de projets structurants et on le maintient au sein de son périmètre historique. « Ce qui change à cet âge n’est pas la compétence mais la projection que l’entreprise fait sur la durée d’utilité restante du collaborateur », souligne-t-elle.

Discrimination par l’âge

Un constat qui est corroboré par les statistiques du Défenseur des droits, qui place l’âge au premier rang des critères de discrimination perçue au travail en France (devant l’origine et le genre) et ce dès le passage de la cinquantaine. Selon Blandine Mercier, en l’absence d’anticipation, la rupture survient souvent vers 56-58 ans. Spécialiste des transitions professionnelles chez Proevolution, Laurent Dieterich partage ce diagnostic et plaide pour que la réflexion s’engage dans le cadre d’une GEPP (Gestion des Emplois et des Parcours Professionnels), « idéalement dès 45 ou 50 ans », c’est-à-dire, bien en amont de toute situation critique.

Nécessité de former les seniors, mais…

Si la plupart des experts s’accordent sur la nécessité de former les seniors, les pratiques réelles s’avèrent souvent bien loin du compte. Blandine Mercier identifie notamment un écart structurel entre ce qui est financé par les organismes publics et ce qui s’avère réellement utile. « Le collaborateur senior est formé pour conserver sa position mais il n’est pas formé pour assurer sa contribution future à l’organisation », déplore-t-elle. Les formations proposées aux seniors demeurent trop souvent centrées sur la mise à niveau réglementaire ou logicielle, là où ce qui maintient dans l’emploi relève d’une autre logique : transition de métier, accès à la gouvernance, diversification de rôle.

Elasticité face au changement

« La formation est comparable à une pratique sportive, métaphorise Laurent Dieterich. Il s’agit d’une mise à nouveau régulière des compétences qui rend le collaborateur plus élastique et adaptable face aux changements. » Mais attention, la formation seule ne constitue pas un rempart absolu contre le licenciement si elle n’est pas intégrée en amont dans une stratégie d’anticipation des compétences et de repositionnement interne. Les données DARES et Céreq viennent confirmer ce diagnostic par les chiffres : les salariés de plus de 55 ans accèdent moins à la formation longue qualifiante que les 30-45 ans, et se voient proposer davantage de formations courtes d’adaptation. Un paradoxe que Blandine Mercier formule avec clarté. « C’est précisément cette moindre mobilité organisée qui crée ensuite les sorties contraintes du marché du travail », constate-t-elle.

Toutes les formations ne se valent pas

Par ailleurs, toutes les formations ne se valent pas. La coach de carrière distingue ainsi celles qui élargissent le « spectre de contribution » (gouvernance, management transversal, transmission structurée, pilotage économique) de celles qui ne font que « colmater » : mise à niveau bureautique, formation trop spécialisée sans mobilité associée. « Une formation sans trajectoire est perçue par le marché comme une rustine. Une formation intégrée à une transition devient un avantage compétitif », analyse-t-elle. Ces formations de trajectoire doivent permettre de réaliser des transitions internes vers des rôles d’expert ou de mentor et des transitions externes vers le conseil ou le temps partagé. De son côté, Laurent Dieterich souligne que l’agilité face aux nouvelles technologies ne relève pas de l’âge de l’intéressé(e) mais de san personnalité. « Certains seniors sont très à l’aise avec le numérique, tandis que d’autres se sentent dépassés », note-t-il. Ce qui change la donne ? L’entretien régulier de la compétence et la capacité à capitaliser sur une expérience solide tout en s’ouvrant aux nouvelles formes d’exercice des métiers, y compris celles que l’intelligence artificielle est en train de remodeler.

La formation est un droit

DRH de Diebold Nixdorf France, Sophie Benoist, tranche avec les constats généraux. Dans cette entreprise de 500 collaborateurs spécialisée dans les solutions bancaires et les automates de caisse, 25 % des effectifs ont plus de 57 ans. « C’est assumé. Nous ne sommes pas dans la logique du « trop vieux pour être formé ». Chez nous, la formation est un droit, pas un privilège réservé aux jeunes », affirme la DRH. Le résultat est concret : aucun collaborateur senior n’est resté sans formation sur les six dernières années, le taux d’accès à la formation atteint 77 % — contre environ 50 % en moyenne nationale — et le turnover s’élève à 8,5 %. Le modèle de l’entreprise repose sur plusieurs piliers : des entretiens professionnels tous les deux ans, des formations internes sur les compétences métiers, des formations externes sur le leadership et les soft skills, et un suivi post-formation systématique. « Une formation ne sert à rien si elle n’est pas mise en pratique. Nous organisons des debriefs avec les managers pour évaluer l’impact », plaide la DRH. Quant à la valeur intrinsèque des seniors, la position de Sophie Benoist est sans équivoque. « Leur expertise est irremplaçable. Dans nos métiers de niche, l’expérience compte autant que la technicité. Un senior qui maîtrise nos solutions depuis 20 ans est une mine d’or », vante-t-elle.  Leur capacité d’adaptation ? « Un collaborateur motivé, quel que soit son âge, saura s’approprier de nouvelles compétences ». Au final, le problème ne relève en rien de la capacité des seniors à se former mais dans l’absence d’outillage adapté à la réalité d’une carrière longue.

Capsules de microlearning pour comprendre l’IA – Ressources pédagogiques

Atelier du formateur, Mars 2026

Les capsules de microlearning ont été développé par l’ANITI, l’institut interdisciplinaire d’intelligence

artificielle dans le cadre d’un projet de Toulouse Tech (écoles ingénieurs de Toulouse). Elles concernent les formations à l’IA pour un public débutant à intermédiaire. Elles sont proposées dans un format court avec des activités interactives ludiques ainsi que des quiz. Certaines capsules sont mises à disposition en accès direct sans besoin d’identification.

Introduction à l’IA : histoire et personnalités influentes – L’art du prompting : Le prompt Engineering – L’art du prompting : 3 techniques pour bien débuter – Apprendre à prompter : techniques avancées – Neurones biologiques vs formels – Ethique des modèles d’IA – Mise en situation – IA et sobriété numérique : comment réduire notre empreinte ? L’IA et les libertés fondamentales – L’IA, partenaire d’apprentissage : optimiser sansremplacer – L’IA au service de l’environnement – Anatomie d’une IA Générative – L’empreinte carbone de l’IA …

 

« Changer de métier », un nouveau service de France Travail

Pour faciliter la reconversion professionnelle, France Travail lance un nouvel outil d’exploration des métiers : Changer de métier.

Mise à disposition de tous, à titre expérimental, la plateforme gratuite « Changer de métier » permet aux professionnels comme au grand public de se projeter dans d’autres milieux professionnels. Pour cela, France Travail et la start-up d’État Diagoriente, spécialisée dans les transitions professionnelles, placent l’identification des compétences au cœur du processus.

L’utilisateur est ainsi amené à s’exprimer sur ses attentes, d’une part, et ses compétences, d’autre part. Il indique, dans un premier temps, ses préférences en matière d’horaires, de pénibilité, de déplacements, etc. : cela permet à la plateforme de déterminer un certain nombre de filtres relatifs aux conditions d’emploi. Les réponses à ce questionnaire de 15 items permettront, in fine, de faire émerger les métiers les plus pertinents.

Dans un second temps, l’usager doit présenter son parcours professionnel et toute éventuelle expérience extraprofessionnelle (expérience personnelle, bénévolat et engagement). Ces renseignements ont pour but de faire la lumière sur l’ensemble des compétences déjà acquises. Comme dans un CV, il est invité à renseigner ses différents métiers, ainsi que leur période d’exercice, puis à sélectionner, depuis une liste, les compétences mobilisées.

Viennent ensuite les suggestions de métiers en lien avec les compétences acquises. Assorties de leur code ROME, elles apparaissent par ordre de pertinence, de la « plus proche » à la « moins proche ». La plateforme offre également la possibilité d’élargir ses recherches à d’autres secteurs.

Source : Cap Métiers Nouvelle Aquitaine – 13/03/2026

France Travail lance une feuille de route nationale 2026-2029 pour l’agriculture

France Travail a révélé à l’occasion du Salon de l’agriculture une feuille de route sectorielle et nationale 2026-209 pour pallier les défis des recrutements dans le secteur. Selon l’opérateur, pour trois agriculteurs qui partent en retraite, un seul nouvel agriculteur s’installe. Et quand plus de 200 000 recrutements sont nécessaires chaque année, près d’un sur deux est jugé difficile.

Par  – Le 06 mars 2026. Le quotidien de la formation

La France reste la deuxième puissance agricole de l’Union européenne et emploie 1 259 718 salariés au 1er janvier 2024, dans 416 346 exploitations en activité sur le territoire. D’après les données de l’Insee, l’activité se concentre dans les régions Auvergne-Rhône-Alpes, Bretagne, Grand Est, Nouvelle Aquitaine et Occitanie (par ordre décroissant). C’est l’équipe Bretagne de France Travail qui a ainsi mené les échanges, sous forme de LAB, avec l’ensemble des parties prenantes [ 1 ] pour élaborer la feuille de route.

Elle déploie cinq axes pour renforcer l’attractivité des métiers agricoles et améliorer l’adéquation entre offres et demande d’emploi :

– faire découvrir les métiers pour susciter des vocations, notamment via des immersions terrain et des journées découverte dans les exploitations et les entreprises de travaux agricoles ;

– accélérer les recrutements avec des outils innovants (une plateforme dédiée sera lancée le premier semestre 2026) et une meilleure coordination des acteurs (acculturation des prescripteurs, recensement des besoins …) ;

– former aux besoins réels des territoires, avec des parcours courts et opérationnels (notamment les préparations opérationnelles en emploi individuelles, avec un objectif de +15 % par rapport aux 948 POEI réalisées en 2025 dans l’agriculture)

– accompagner les exploitants dans leurs pratiques de recrutement et de fidélisation ;

– Et sécuriser les parcours professionnels, en développant les mobilités et les passerelles (accompagner les reconversions vers des métiers moins pénibles, faire de l’emploi saisonnier un levier d’insertion durable…).

 

IA & monde du travail : quels impacts réels un an après ?

IA & Monde du travail : la synthèse complète disponible gratuitement

Un an après le Sommet pour l’Action sur l’Intelligence Artificielle, la conférence « L’IA & le monde du travail – 1 an après », organisée le 11 février 2026 à Paris aux Ministères Sociaux, a réuni responsables publics, organisations internationales, partenaires sociaux, chercheurs et entreprises pour analyser les impacts réels de l’IA sur l’économie, l’emploi et les conditions de travail.

La synthèse complète de cette journée est désormais accessible gratuitement. Un concentré d’analyses, de retours d’expérience et de pistes concrètes pour comprendre les mutations en cours.

📥 Téléchargez-la dès maintenant et prenez part au débat sur l’avenir du travail.

Une transformation profonde, sans destruction massive d’emplois

Les acteurs présents s’accordent sur un constat : l’intelligence artificielle est aujourd’hui pleinement opérationnelle.

Elle ne provoque pas de destruction massive d’emplois à ce stade, mais elle transforme en profondeur :

  • les tâches
  • les compétences
  • les modes de management
  • l’organisation du travail

Des gains de productivité sont déjà observés, y compris dans les PME, notamment grâce à l’IA générative. Néanmoins, ces impacts restent différenciés selon les secteurs, les métiers et les niveaux de qualification.

Des risques bien identifiés

L’IA constitue un levier important de compétitivité et d’innovation, mais elle soulève aussi des enjeux structurants :

  • une intensification du travail,
  • des biais algorithmiques,
  • une opacité dans les décisions automatisées,
  • des risques d’inégalités accrues.

Un consensus fort se dégage : la qualité de la gouvernance et du dialogue social est essentielle pour faire de l’IA un facteur de progrès économique et social.

Trois priorités stratégiques

Pour accompagner cette transformation, trois leviers clés ont été identifiés :

  1. Investir massivement dans les compétences : former à grande échelle et anticiper les mutations des métiers.
  2. Structurer une gouvernance responsable de l’IA : mettre en place des cadres clairs, des comités éthiques, des audits et une supervision humaine.
  3. Produire des données fiables : s’appuyer sur des observatoires et des recherches solides pour orienter politiques publiques et stratégies d’entreprise.

Une mobilisation internationale

La conférence a rassemblé des représentants institutionnels majeurs tels que Jean-Pierre FarandouMarina Elvira Calderone, l’OCDE, l’Organisation internationale du travail et la Commission européenne, montrant que ces enjeux dépassent les frontières nationales.

Partout, les priorités convergent vers l’inclusion, la confiance, la montée en compétences, la gouvernance responsable et la coopération internationale.

L’IA responsable : un impératif stratégique

Dans les organisations, l’IA responsable n’est plus une option : elle devient un impératif stratégique.

Les bonnes pratiques observées incluent :

  • une gouvernance centralisée,
  • l’intégration du dialogue social en amont,
  • une formation généralisée,
  • une protection des données renforcée,
  • une transparence des usages.

Ces éléments sont conditionnés par la confiance des équipes et une supervision humaine claire.

À propos de la synthèse et de son auteur

Cette synthèse a été réalisée par Thierry Cuirot, président de Classe Digitale.

À travers son expertise, il montre que l’IA ne se limite plus au domaine conceptuel : elle transforme concrètement les métiers, les compétences et les modes de travail. Il met en lumière comment l’IA peut devenir un levier stratégique et être utilisée de manière responsable et efficace par les entreprises.

Notre engagement

Parce que ces enjeux concernent toutes les organisations – grandes entreprises, PME, acteurs publics et partenaires sociaux – Classe Digitale met à disposition gratuitement la synthèse complète de cette journée.

🎯 Objectif : contribuer à un débat éclairé et accompagner une transformation du travail à la fois compétitive, inclusive et responsable.

L’intelligence artificielle ne déterminera pas seule l’avenir du travail.
Ce sont nos choix collectifs en matière de compétences, de gouvernance et de dialogue social qui en feront un levier de progrès durable.

Publication le 13 02 2026 – Classe digitale

Loi de finances 2026 : les évolutions concernant le CPF

La loi de finances pour 2026 modifie les conditions d’éligibilité de certaines formations au Compte personnel de formation (CPF), ainsi que les modalités selon lesquelles les titulaires peuvent mobiliser leurs droits sur Mon Compte Formation.

Ces nouvelles règles s’appliquent automatiquement dans le parcours d’achat pour les titulaires souhaitant acheter une formation : ils n’ont aucune démarche à effectuer.

En bref : les montants maximum mobilisables par formation

Texte long

Permis A1, A2, B1 ou B

Montant mobilisable maximum : 900 €

Demandeur d’emploi : éligible

Salarié : éligible uniquement s’il bénéficie d’un cofinancement

Bilan de compétences

Le titulaire ne doit pas avoir bénéficié d’un financement public ou privé pour un bilan de compétences réalisé au cours des 5 dernières années

Répertoire spécifique

Montant mobilisable maximum : 1 500 €

Exception : la certification CléA (socle de connaissances et de compétences professionnelles) n’est pas impactée par le plafonnement.

En détail : les impacts par typologie de formation

Quels sont les changements pour les permis de conduire ?

Il est toujours possible de continuer à mobiliser les droits CPF pour préparer les épreuves théoriques et pratiques d’un permis de conduire poids lourds ou transports de personnes, sans plafond d’utilisation de leur CPF (permis BE, C1, C1E, C, CE, D1, D1E, D et DE).

Concernant la préparation des épreuves théoriques et pratiques d’un permis de conduire du groupe léger (permis A1, A2, B1 ou B), elle est réservée aux publics suivants :

  • Les demandeurs d’emploi inscrits à France Travail ;
  • Les salariés qui bénéficient d’un financement d’un tiers pour préparer ce type de permis de conduire (abondement d’une région, d’un Opco, d’un fonds d’assurance formation ou du FIPHFP, droits issus du C2P, droits AT/MP…).

Si la personne remplit une de ces deux conditions, elle peut mobiliser son CPF pour suivre une formation au permis de conduire léger. Cependant, elle pourra mobiliser au maximum 900 € de ses droits pour une formation de ce type.

Quels sont les changements pour les bilans de compétences ?

Tous les titulaires d’un CPF peuvent continuer de mobiliser leurs droits sur Mon Compte Formation pour effectuer un bilan de compétences, selon plusieurs règles.

  1. Ils peuvent mobiliser au maximum 1 600 € de vos droits CPF pour suivre une formation « bilan de compétences ».
  2. Ils ne doivent pas avoir bénéficié d’un financement de bilan de compétences au cours des cinq années précédant votre demande (que ce soit un financement public par le CPF, l’État, une Région, France Travail, ou encore un financement privé par un Opco, un fonds d’assurance formation…).

Par ailleurs, il est rappelé que le CPF ne doit financer que les heures d’accompagnement effectuées par l’organisme de formation dans le cadre du bilan de compétences : les heures de travail et de recherche personnelle ne peuvent pas être facturées par l’organisme de formation.

Quels sont les changements pour les formations certifiantes ?

  • Les titulaires peuvent toujours mobiliser leurs droits CPF, sans plafond d’utilisation, pour suivre une formation qui prépare à une certification professionnelle inscrite au RNCP.
  • Concernant les certifications inscrites au Répertoire Spécifique, les titulaires peuvent mobiliser au maximum 1 500 € de leurs droits CPF.

Seule exception : la certification CléA (socle de connaissances et de compétences professionnelles). Ils peuvent mobiliser leur CPF, sans plafond d’utilisation, pour suivre une formation qui prépare à l’obtention de cette certification.