À compter du 1 septembre 2026, la Plateforme de prêt de matériel Auvergne Rhône-Alpes s’ouvre à toutes les typologies de handicap

Le déploiement des plateformes de prêt de matériel à l’échelle nationale est un enjeu majeur pour les pouvoirs publics, l’Agefiph et le FIPHFP, afin de faciliter l’accès des personnes en situation de handicap à la formation et à l’emploi.

Pourquoi une plateforme de prêt de matériel ?

La plateforme vise à favoriser et sécuriser l’accès à l’emploi ou à la formation par la mise à disposition d’un matériel adapté. Elle offre un accès temporaire, rapide et gratuit à des moyens techniques de compensation pour lever les freins liés au handicap dans un parcours professionnel.

Qui peut mobiliser la plateforme de prêt de matériel ?

La plateforme est mobilisable par :

  • Les conseillers de France Travail, de Cap emploi et des Missions Locales,
  • Les référents handicap d’entreprises privées,
  • Les référents handicap d’organismes de formation et de CFA,
  • Les employeurs publics et les centres de gestion sous convention avec le FIPHFP

Au bénéfice :

  • Des demandeurs d’emploi inscrits dans une démarche immédiate d’accès à l’emploi ou à la formation,
  • Des stagiaires de la formation professionnelle,
  • Des salariés du secteur privé et agents du secteur public,
  • Des alternants,
  • Des travailleurs indépendants ou non-salariés.

Les bénéficiaires doivent avoir un titre de reconnaissance de leur handicap en cours de validité ou justifier d’une démarche en cours.

Comment fonctionne la plateforme de prêt ?

La plateforme de prêt propose différents niveaux de services et d’expertise :

  • Une évaluation du besoin d’aide technique,
  • Une phase d’essais,
  • La mise à disposition du matériel et son adaptation,
  • La dimension conseil.

et diverses aides techniques :

  • Matériels pour la déficience visuelle (télé-agrandisseur, plage braille,…)
  • Matériels ergonomiques (bureau réglable, rollermouse,…)
  • Aides à la manutention (mini gerbeur, chariot électrique,…).

La durée du prêt est de 6 mois maximum.

Bon à savoir : la plateforme propose du matériel couvrant toutes les typologies de handicap.

Comment mobiliser la plateforme de prêt ?

Pour faire une demande de prêt de matériel, complétez le formulaire (à télécharger ci-dessous) et envoyez le à :

ppmat.auvergne-rhone-alpes@agefiph.asso.fr

Numérique en Auvergne-Rhône-Alpes : métiers et opportunités

En Auvergne-Rhône-Alpes, le numérique constitue un secteur majeur, fortement ancré dans les territoires. Avec plus de 100 000 salariés et 7 100 établissements, la région se positionne au deuxième rang national pour les emplois et les compétences numériques. L’écosystème numérique s’étend à de nombreux territoires et secteur et ses métiers et ses savoir-faire se retrouvent aussi dans l’industrie, la santé, l’énergie, les transports, le commerce, ainsi que dans les services publics. 

À l’occasion de la Semaine du numérique organisée du 21 au 25 septembre 2026 par France Travail, qui valorise chaque année les métiers et les opportunités du secteur partout en France, ce secteur mérite d’être connu.

Pour accompagner cette découverte, des contenus dédiés ont été mis à jour sur notre site. Au programme : les enjeux du secteur, la variété des métiers, les perspectives d’emploi et les formations disponibles en région.

Le numérique : un secteur présent dans de nombreux domaines

Le numérique représente environ 4% des effectifs salariés régionaux.

La particularité de ce secteur réside dans sa transversalité. Selon France Travail, moins de la moitié des professionnels du numérique exercent directement dans une entreprise du secteur. Les compétences numériques sont donc recherchées bien au-delà des entreprises informatiques traditionnelles.

Cette diversité offre de nombreuses possibilités professionnelles : un développeur, un expert en cybersécurité ou un spécialiste de la donnée peut exercer dans une entreprise technologique, mais aussi dans l’industrie, la santé, l’automobile, l’énergie ou les services.

Des métiers qui évoluent rapidement

Le numérique rassemble une grande variété de métiers : développement informatique, réseaux et infrastructures, cloud, cybersécurité, data, intelligence artificielle, gestion de projet ou encore objets connectés.

Les développeurs d’applications et les chefs de projets informatiques figurent parmi les métiers les plus représentés. D’autres profils répondent à des besoins plus récents, comme les experts en intelligence artificielle, les spécialistes de la cybersécurité ou les architectes IoT.

Le développement du métier de DevOps illustre également cette évolution. À la croisée du développement et des opérations informatiques, il contribue à rendre les projets plus rapides, fiables et performants.

Dans un environnement technologique qui évolue constamment, les compétences techniques doivent s’accompagner de capacités d’adaptation, de curiosité, de travail en équipe et de gestion de projet.

Intelligence artificielle et cybersécurité : deux domaines stratégiques

L’intelligence artificielle occupe une place croissante dans l’économie régionale. En Auvergne-Rhône-Alpes, l’écosystème de l’IA compte plusieurs centaines d’entreprises et de start-up. Ses applications concernent des domaines variés comme la santé, l’énergie ou la mobilité.

Cette dynamique transforme les métiers et fait émerger de nouveaux besoins en compétences. Les entreprises recherchent notamment des profils capables de concevoir, déployer et intégrer des solutions d’IA.

La cybersécurité constitue un autre enjeu majeur. Face à l’augmentation des risques et des cyberattaques, les entreprises et les acteurs publics doivent renforcer la protection de leurs données et de leurs systèmes. Le secteur régional rassemble ainsi plusieurs centaines d’établissements et offre des perspectives dans des métiers spécialisés.

Des opportunités d’emploi malgré les tensions de recrutement

Le numérique reste un secteur porteur en Auvergne-Rhône-Alpes, avec plusieurs milliers d’offres d’emploi proposées chaque année. Les besoins concernent notamment les ingénieurs et cadres informatiques, les techniciens de production, d’exploitation et de maintenance, ainsi que les techniciens d’études et de développement.

Certains profils restent toutefois difficiles à recruter. Les tensions concernent particulièrement les métiers nécessitant des compétences techniques spécialisées, alors que les besoins des entreprises continuent d’évoluer.

Pour les candidats, cette situation représente une opportunité, à condition de disposer des compétences recherchées et de maintenir ses connaissances à jour. Le numérique offre également des possibilités de reconversion pour des personnes venant d’autres secteurs professionnels.

Une offre de formation diversifiée

Pour répondre aux besoins des entreprises, Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’une offre de formation importante, du niveau CAP jusqu’au bac+6. Les parcours peuvent être suivis en formation initiale, en alternance ou dans le cadre de la formation continue.

Parmi les formations proposées figurent notamment le bac professionnel Cybersécurité, informatique et réseaux, le BTS Services informatiques aux organisations, mais aussi des formations spécialisées dans le développement, les systèmes et réseaux, la data, l’intelligence artificielle ou la cybersécurité.

Le Campus Région du numérique contribue à la visibilité de cette offre et référence plus de 150 formations labellisées sur le territoire régional.

Cette diversité permet à chacun de construire un parcours adapté à son projet, qu’il s’agisse d’une première orientation, d’une montée en compétences ou d’une reconversion professionnelle.

La Semaine des métiers du numérique en septembre 2026

Pour faire découvrir ces métiers et faciliter les rencontres avec les professionnels, France Travail organise en France la Semaine des métiers du numérique, du 21 au 25 septembre 2026.

Cet événement permet aux demandeurs d’emploi, aux personnes en reconversion, aux jeunes et à toute personne souhaitant découvrir le secteur de participer à différents rendez-vous : ateliers, présentations de métiers, rencontres avec des entreprises, job datings ou encore informations sur les formations.

En Auvergne-Rhône-Alpes, cette semaine constitue une nouvelle occasion de mieux faire connaître un secteur qui offre des débouchés dans de nombreux domaines. Développement, data, intelligence artificielle, cybersécurité, réseaux ou gestion de projet : les métiers du numérique sont nombreux et continuent de se transformer.

article issu de la veille de Via compétences – 01/09/2026

L’IA ne va pas supprimer les emplois, mais façonner à nouveau l’économie

Chroniques de Sridhar Iyengar

DG / DGA, Zoho – Sridhar Iyengar, Head of European Operations chez Zoho – Le journal du net

Le récent Baromètre mondial de l’emploi dans le domaine de l’IA 2026 de PwC a révélé que l’Intelligence artificielle (IA) divise le marché du travail mondial en deux voies distinctes.

Les postes « professionnalisés », où l’IA automatise les tâches répétitives pour mieux valoriser le jugement humain, connaissent une croissance deux fois plus rapide, avec une progression salariale supérieure de 42 %, par rapport aux postes « démocratisés » par l’IA, où la technologie facilite simplement le travail d’intervenants non-spécialistes. Les entreprises des secteurs les plus exposés à l’IA enregistrent une hausse de leurs effectifs plus rapide que leurs homologues moins exposées, et non l’inverse. Ce constat redéfinit le débat actuel. La question n’a jamais vraiment été de savoir si l’IA détruit des emplois, mais plutôt de déterminer quels métiers elle valorise, lesquels elle fragilise, et qui tire profit de cet écart.

Même dans les scénarios où l’automatisation s’accélère de manière spectaculaire, les humains ne se retrouveront pas à court d’activités. L’histoire le démontre : si les révolutions technologiques éliminent des tâches spécifiques, elles redéfinissent également le travail, valorisant souvent des compétences jusqu’alors sous-estimées. L’enjeu n’est pas la disparition du travail, mais la redistribution du pouvoir économique.

L’essor de l’économie des « co-pilotes »

La prochaine phase de l’IA, caractérisée par des systèmes agents de plus en plus autonomes et intégrés directement aux processus d’entreprise, a le potentiel de générer des gains d’efficacité considérables. Dans certains secteurs, l’IA pourrait se substituer au travail humain. Dans d’autres, elle le renforcerait, donnant naissance à ce que l’on pourrait appeler une « économie des co-pilotes », au sein de laquelle le jugement humain et les capacités de la machine s’associent pour améliorer la production et la prise de décision. Les conclusions de PwC concernant les rôles « professionnalisés » constituent un premier signe de cette dynamique à l’œuvre : la valeur profite aux travailleurs qui exploitent l’IA pour affiner leur jugement, et non pas simplement à ceux qu’elle remplace.

À travers ces différentes évolutions, un risque structurel demeure constant : la valeur économique risque de se concentrer plus rapidement que les revenus ne peuvent être redistribués. L’automatisation amplifie les rendements du capital, de la propriété intellectuelle et de la propriété des plateformes. En l’absence d’interventions ciblées, les bénéfices profitent de manière disproportionnée aux propriétaires des systèmes d’IA et des infrastructures, tandis que la croissance des salaires accuse un retard par rapport à celle de la productivité.

À l’heure actuelle, les suppressions d’emplois visent à financer l’IA, et non parce qu’elle remplit déjà leurs fonctions. Cela pose un défi concret : les entreprises doivent traiter la transition de leurs effectifs comme un investissement à part entière, et non comme un facteur secondaire. Cela implique de réserver un budget dédié à la reconversion professionnelle, de réaffecter les salariés vers des postes adjacents et de nouer des partenariats avec les universités, plutôt que de miser sur une auto-régulation du marché du travail. De nombreuses entreprises parient sur une productivité future de l’IA qui ne s’est pas encore matérialisée. Le risque n’est pas seulement financier, mais aussi opérationnel : des compétences sont perdues avant même que leurs alternatives ne soient opérationnelles. Les entreprises qui réussissent ce virage sont celles qui mettent en place des parcours de reconversion structurés, des programmes de certification adossés à des postes concrets et des partenariats universitaires pour sécuriser précocement les talents de demain.

La nouvelle valeur du travail humain

C’est dans cette direction que le débat doit évoluer. Alors que les machines surpassent désormais les humains en codage, en diagnostic, en analyse de données et dans certaines étapes de la création artistique, les compétences propres à l’être humain ne deviennent pas obsolètes : elles deviennent plus distinctives. Prendre soin des enfants et des personnes âgées, préparer les repas, restaurer les écosystèmes, faire vivre les communautés, préserver les terres et l’eau, sauvegarder la culture : ce ne sont pas des activités secondaires. Dans une économie fortement automatisée, elles peuvent devenir des piliers essentiels de résilience, d’emploi et de cohésion sociale. Reste à savoir si les systèmes économiques sauront les reconnaître et les rémunérer à leur juste valeur.

Pour les salariés, le conseil générique visant à « apprendre l’IA » ne suffit plus. L’enjeu est désormais de combiner l’expertise existante avec une application pratique de l’IA dans un domaine précis, qu’il s’agisse de la finance, des ressources humaines ou de l’ingénierie. Les programmes offrant une expérience concrète et des certifications reconnues compteront bien plus qu’une formation théorique globale. Il y a, en effet, une différence fondamentale entre utiliser l’IA comme un argument de réduction des coûts et s’en servir pour développer des capacités à long terme. Cette dernière approche nécessite un investissement régulier dans le capital humain aux côtés d’investissements technologiques, par le biais d’une formation continue, de véritables parcours professionnels et d’une coopération étroite avec le système éducatif. Cette démarche est certes plus lente, mais elle est aussi plus durable.

Le défi d’économie politique

Le véritable danger n’est donc pas le chômage technologique. C’est l’échec des politiques publiques. En l’absence de régulation, les bénéfices de l’automatisation se concentreront entre les mains d’un petit nombre d’entreprises dominantes, tandis que la part du travail dans les revenus continuera de diminuer. C’est pourquoi la politique de la concurrence, la lutte contre les monopoles, la réforme fiscale, la réforme du système éducatif et un accès équitable aux marchés sont tout aussi importants, sinon plus, que l’innovation technique elle-même. Il s’agit fondamentalement d’un défi d’économie politique.

La solution ne consiste pas à ralentir le développement de l’IA. Elle réside dans une gouvernance éclairée de son impact économique, en alignant les gains de productivité sur une prospérité généralisée : veiller à ce que la richesse produite par ces machines se traduise par des revenus plus élevés, des filets de sécurité sociale renforcés et davantage d’opportunités, plutôt que par des inégalités accrues.

L’avenir du travail ne sera pas déterminé par les algorithmes seuls. Il sera façonné par les choix institutionnels et économiques qui les entourent. L’IA accélère les mutations en cours. Que ces transformations conduisent à une prospérité partagée ou à une plus grande concentration des richesses reste, en fin de compte, des décisions politiques et de la volonté des gouvernants.

Rapport Régions de France – Penser l’orientation de demain : les MIFE citées comme lieux possibles des futures Maisons de l’Orientation

Régions de France publie une étude de préfiguration consacrée aux Maisons de l’Orientation, conçues comme des lieux ressources de proximité pour accompagner les publics dans leurs parcours d’orientation, de formation, d’insertion et de reconversion.

Ce rapport est particulièrement stratégique pour notre réseau : il préconise de s’appuyer sur des lieux fixes déjà existants — lycées, Maisons de la Région, Cités des Métiers, tiers-lieux, Maisons de l’Emploi / MIFE — afin de déployer rapidement un maillage territorial sans créer de nouvelles structures lourdes.

Le rapport insiste toutefois sur un point essentiel : la réussite des Maisons de l’Orientation ne repose pas seulement sur des lieux physiques, mais sur une véritable animation partenariale, avec des conventions de co-pilotage, des projets communs et une coordination régulière du réseau local.

Lien vers l’article de Régions de France : https://regions-france.org/une-etude-pour-penser-lorientation-de-demain/

 

VAE : 2 textes à intégrer avant la rentrée

Juillet 2026, et la VAE continue tranquillement sa mue. Deux actualités méritent en effet qu’on s’y arrête cinq minutes.
La première est un décret qui débloque (enfin) le financement du dispositif via Transitions Pro.
La seconde concerne 2 nouvelles obligations qui touchent les structures d’accompagnement en VAE sur EDOF (l’espace organisme de formation de Mon Compte Formation)

Le forfait Transitions Pro à 2 000 € : c’est acté

Petit retour en arrière.

Le financement des parcours VAE par les associations Transitions Pro (les ATPro) avait été officialisé par la loi sur le marché du travail de décembre 2022, après deux années d’expérimentation. Sauf que, en réalité, les modalités concrètes restaient floues… et le financement avait carrément été suspendu en début d’année 2026, suite aux difficultés d’adoption de la loi de finances. Bref, un dispositif qui existait sur le papier mais qui tournait à vide.

Bonne nouvelle : cet aspect devrait être réglé. Le décret n° 2026-678 du 27 juillet 2026 précise en effet les modalités de financement de la VAE par les commissions paritaires interprofessionnelles régionales (CPIR), qu’on connait plus couramment sous le nom de “Transition Pro” ou “ATPro”.

Que dit ce texte concrètement ? Il fixe les dépenses pouvant être prises en charge, dans la limite d’un forfait de 2 000 €. Rien de révolutionnaire sur le montant : c’est celui que les ATPro appliquaient déjà avant la suspension. Le texte ne réinvente donc rien, il régularise une pratique qui s’était retrouvée sans base réglementaire. Ce qui, avouons-le, est déjà une excellente nouvelle en soi.

⚠️ Un point à retenir absolument

Lorsque le candidat ne mobilise pas son CPF, il devra signer une convention avec le prestataire… mais aussi avec l’ensemble des cofinanceurs (France Travail, employeur…).

Traduction : il revient au prestataire d’anticiper ce montage dans ses parcours, sous peine de retards de prise en charge. Le décret précise également les dépenses possiblement éligibles :

  • Frais d’examen de la recevabilité ;
  • Accompagnement personnalisé ;
  • Formations obligatoires ou complémentaires recommandées ;
  • Frais de session d’évaluation ;
  • Frais de transport, de repas et d’hébergement.

Ce texte complète le décret nᵒ 2025-663 du 18 juillet 2025 qui avait déjà rendu l’intégralité du parcours VAE éligible au CPF (recevabilité, accompagnement, session d’évaluation, frais de jury et, le cas échéant, formation complémentaire).

EDOF : 2 obligations effectives depuis le 9 juillet

Deuxième sujet, plus terre-à-terre mais tout aussi contraignant. Depuis le 9 juillet 2026, les données « domaine d’activité » et « certification RNCP visée » évoluent sur EDOF. Deux changements, très opérationnels, qui touchent directement les prestataires.

  • Le domaine d’activité se fige. La donnée que vous saisissez dans l’offre est désormais reprise automatiquement dans les dossiers VAE, sans possibilité de modification ensuite. Autrement dit : une erreur ou une approximation à la saisie, et elle vous suit tout au long du parcours. Vigilance maximale dès la création de l’offre.
  • La certification devient obligatoire dans le devis. Toute proposition de commande doit mentionner la certification visée par le candidat via son parcours de VAE. Simple sur le principe, mais à ne pas oublier au moment de générer vos devis.

Petit décalage de calendrier à avoir en tête : ces informations ne seront visibles par les titulaires de compte CPF, dans leurs propres dossiers, qu’à partir de septembre 2026. Vous, vous devez être en conformité maintenant ; le candidat, lui, ne verra le résultat que deux mois plus tard.

L’idée n’est donc pas d’attendre septembre. Vous pouvez d’ores et déjà sécuriser vos offres en mettant à jour tous vos modèles de devis.

En résumé

Rien de spectaculaire, mais deux textes à intégrer dès maintenant dans vos process si vous ne voulez pas de mauvaise surprise à la rentrée ! 

source : digiformag – France Vae 10/08/2026

INTERMIFE Auvergne-Rhône-Alpes et Seniors Force Plus unissent leurs forces

Face à l’allongement des carrières et aux tensions croissantes sur le marché du travail, le réseau INTERMIFE Auvergne-Rhône-Alpes et l’association Seniors Force Plus officialiseront, le 30 juin prochain à Lyon, la signature d’une convention de partenariat stratégique. Objectif : faire évoluer le regard sur les professionnels expérimentés et déployer des outils concrets en faveur de leur employabilité durable.

Publié le 19 juin 2026

C’est un rendez-vous institutionnel majeur qui se profile à l’Hôtel de Région Auvergne-Rhône-Alpes. Le 30 juin 2026 à 11h30, une alliance officielle verra le jour pour répondre à l’un des plus grands défis socio-économiques actuels : l’emploi et le maintien en activité des femmes et hommes expérimentés.

Soutenu par la Région, le réseau INTERMIFE s’associe à Seniors Force Plus pour bâtir des réponses communes, pragmatiques et de proximité face aux risques de ruptures professionnelles.

Seniors Force Plus et la plateforme innovante ACTIFS+

Présidée par Tong CHHOR, l’association Seniors Force Plus œuvre à l’échelle nationale pour promouvoir l’employabilité durable et valoriser la coopération intergénérationnelle.

Loin d’être un frein, la mixité des âges est ici défendue comme un véritable levier de performance économique et de cohésion sociale.

Pour concrétiser cette ambition, l’association a mis au point ACTIFS+, une plateforme numérique entièrement gratuite conçue pour accompagner la transformation des pratiques managériales. Cet écosystème repose sur deux piliers :

  • Le Senior Score : un outil d’auto-évaluation permettant aux entreprises de mesurer en toute transparence leurs pratiques internes en matière d’emploi des collaborateurs seniors.
  • G.R.A.C.E. : un guide méthodologique délivrant des recommandations et bonnes pratiques pour transformer le diagnostic du Senior Score en plan d’actions concrètes.

INTERMIFE : le relais de proximité en Auvergne-Rhône-Alpes

Grâce à ce nouveau partenariat, le réseau INTERMIFE, présidé par Agnès BERJON, devient officiellement l’ambassadeur régional de la plateforme ACTIFS+.

Cette alliance fait parfaitement écho aux missions historiques des MIFE (Maisons de l’Information sur la Formation et l’Emploi) de la région : accompagner les salariés et les demandeurs d’emploi de plus de 45 ans à travers leur méthodologie éprouvée de Guidance Professionnelle Personnalisée.

En endossant ce rôle d’ambassadeur, le réseau se donne pour mission de diffuser massivement le Senior Score et l’outil G.R.A.C.E. auprès du tissu économique local, des entreprises de toutes tailles et des partenaires territoriaux.

Une synergie d’expertises pour une société inclusive

En associant l’ancrage territorial fort et l’expertise terrain des MIFE à la dynamique de mobilisation nationale de Seniors Force Plus, cette convention vise à structurer un plan de bataille à plusieurs niveaux :

  • Développer des actions conjointes au plus près des besoins des territoires régionaux.
  • Renforcer et fluidifier les liens avec les entreprises locales.
  • Partager l’expertise technique et les meilleures pratiques managériales.
  • Porter d’une seule voix des propositions concrètes auprès des instances publiques en faveur de l’emploi des seniors.

À l’heure où les tensions de recrutement s’intensifient dans de multiples secteurs, cette initiative commune rappelle une certitude partagée par les deux réseaux : l’expérience professionnelle n’est pas une charge, mais une richesse et un puissant levier de performance collective.

Le ministère du travail lance le passeport de compétences

Le Gouvernement vient de lancer le Passeport de compétences, service public numérique des parcours professionnels, à l’occasion d’un événement organisé à la Cité des métiers de Paris, lundi 22 juin.

Par  – Le 24 juin 2026. Le quotidien de la formation

Ce nouveau service numérique est « destiné à permettre à chacun de valoriser ses compétences, ses diplômes, ses expériences professionnelles et ses engagements tout au long de sa vie », indique un communiqué du ministère diffusé lundi 22 juin en soirée.

Le Passeport des compétences a été créé à l’initiative des organisations patronales et syndicales.

Il était inscrit dans la loi du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel puis a été renforcé par la loi pour le plein emploi de 2023.

Plan interministériel emploi futur

« Il répond à une conviction simple : les compétences constituent aujourd’hui l’un des principaux leviers d’accès à l’emploi, de mobilité professionnelle et de sécurisation des parcours. Cette nouvelle étape s’inscrit dans le cadre du plan interministériel emploi-futur, lancé le 7 mai afin de renforcer l’insertion professionnelle des jeunes, de faciliter les recrutements et de mieux accompagner les parcours professionnels dans un marché du travail en profonde transformation », précise le ministère.

Intégration à la plateforme Mon compte formation

Intégré à la plateforme Mon compte formation, le Passeport de compétences est accessible à tous les actifs titulaires d’un compte personnel de formation.

« Les informations garanties qui y figurent sont directement transmises par les organismes qui délivrent : diplômes, certifications, expériences professionnelles, formations suivies ou encore engagements reconnus. Le partage des données reste entièrement sous le contrôle du titulaire. Aucune consultation par un tiers ne peut intervenir sans son consentement préalable », détaille le ministère du travail.

Valorisation des expériences bénévoles

La loi pour le plein emploi de 2023 a élargi le Passeport de compétences afin de mieux reconnaître les compétences acquises en dehors du seul cadre professionnel. Les expériences bénévoles, associatives ou citoyennes peuvent désormais être valorisées dans le parcours de chaque actif.

Un outil concret au service de l’emploi

« Le Passeport de compétences est un outil concret au service de l’emploi, de la mobilité professionnelle et de l’égalité des chances. Il permettra à chacun de mieux valoriser son parcours et donnera aux employeurs une information plus fiable sur  les compétences détenues par les candidats. Le Passeport de compétences est ainsi bien plus qu’un service numérique : il constitue une brique essentielle pour garantir l’employabilité de toutes et tous et faciliter l’accès au travail »,  a commenté Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et des solidarités.